Dans cet article, Jonathan Cook renverse le récit dominant qui présente l’Iran comme un régime fanatique, pour révéler que le véritable fanatisme religieux qui menace l’ordre mondial est celui qui émane de l’alliance entre le sionisme messianique israélien et le fondamentalisme chrétien évangélique, qui infiltrent les plus hauts échelons du commandement militaire américain.
Loin d’être le vestige réactionnaire et menaçant que l’on décrit, l’Iran est depuis des décennies le principal soutien de la cause palestinienne et de la souveraineté des peuples face à l’impérialisme américain au Moyen-Orient et au bellicisme israélien. Aujourd’hui, il apparaît comme le dernier rempart d’une rationalité géopolitique minimale face à une coalition animée par une eschatologie morbide : celle d’une administration Trump « israélisée », où des commandants se réjouissent explicitement de déclencher l’Armageddon pour précipiter le retour du Messie, bombardent des écoles primaires au nom d’une guerre « validée par la Bible », et assument ouvertement une stratégie de « chien enragé », sans règles d’engagement ni distinction entre civils et militaires.
Ceux qui ont diabolisé l’Iran comme une « dictature des mollahs », allant jusqu’à inventer de toutes pièces un prétendu « suprémacisme iranien » (falsification grossière de Jean-Luc Mélenchon qui vise à imputer à l’Iran des visées hégémoniques et expansionnistes, renvoyant ainsi dos à dos les agresseurs et l’agressé), portent une lourde responsabilité : ils ont préparé l’opinion à cette agression en l’aveuglant sur la véritable nature de la République islamique et de la société iranienne, et en validant les éléments de langage de la machine de guerre américano-sioniste. Si l’Iran devait être vaincu (ce qui, heureusement, est extrêmement improbable), cette machine morbide, possédée par la folie mystique qu’elle prétend combattre pour défendre la « civilisation occidentale », verrait ses appétits libérés sur un monde livré à la loi de la jungle.
En Iran, le culte militaire morbide d’Israël tient désormais les États-Unis sous son emprise
Dans cette guerre catastrophique engagée sans aucune nécessité, c’est Téhéran qui mène une action d’arrière-garde pour rétablir un minimum de raison géopolitique dans le monde. Si l’Iran devait être vaincu, Dieu seul sait où Israël et les États-Unis entraîneraient ensuite le monde.
Par Jonathan Cook, le 5 mars 2026
Traduction Alain Marshal
L’aveu, cette semaine, du secrétaire d’État américain Marco Rubio, repris par Mike Johnson, président de la Chambre des représentants, selon lequel Israël aurait forcé Washington à attaquer l’Iran, a suscité à juste titre une vive consternation.
Revêtant de vie ce qui serait normalement considéré comme un trope antisémite, Rubio a affirmé que l’administration Trump n’avait d’autre choix que d’attaquer l’Iran, car, sinon, Israël aurait de toute façon lancé une attaque, exposant ainsi les soldats américains à des représailles.
Rubio a déclaré :
« Le président a pris une décision très sage : nous savions qu’Israël allait agir, nous savions que cela précipiterait une attaque contre les forces américaines, et nous savions que si nous ne les attaquions pas de manière préventive avant qu’ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus importantes. »
Rubio utilisait le terme « préventivement » d’une manière extrêmement irrégulière et trompeuse.
En droit international, l’agression est l’application illégale de la force – le « crime international suprême », selon les principes établis en 1950 par le tribunal de Nuremberg chargé de juger les crimes de guerre. Mais il existe un facteur atténuant potentiel si l’État agresseur peut démontrer qu’il a agi de manière préventive, c’est-à-dire pour prévenir une menace plausible, immédiate et grave d’attaque.
Rubio ne suggérait cependant pas que les États-Unis aient agi « préventivement » face à une menace iranienne. Il voulait dire que Washington avait agi de manière préventive pour empêcher son allié, Israël, de déclencher une série d’événements militaires qui auraient pu nuire aux soldats américains.
Si l’administration Trump avait réellement agi de manière préventive dans ces circonstances, les États-Unis auraient dû attaquer Israël, et non l’Iran.

Un tigre de papier
Mais le commentaire de Rubio soulève une autre question : pourquoi Washington n’a-t-il pas simplement dit à Israël qu’il lui était interdit de déclencher une guerre contre l’Iran sans l’accord des États-Unis ?
Après tout, Israël serait incapable de mener une attaque contre l’Iran sans le soutien indispensable des États-Unis.
Israël a dû compter sur l’aide des bases militaires américaines disséminées dans la région, ainsi que sur celle des États arabes qui les hébergent.
L’attaque aurait été totalement inconcevable sans le renfort d’une armada massive de navires de guerre américains envoyés dans la région par Trump.
Israël ne peut tenir face aux représailles iraniennes que grâce à une certaine protection offerte par les systèmes d’interception de missiles fournis et financés par les États-Unis.
De surcroît, Israël n’est hégémon régional que parce qu’il bénéficie de subventions massives des États-Unis – plusieurs milliards de dollars par an – pour conserver l’une des armées les plus puissantes au monde.
Autrement dit, Israël aurait trouvé impossible de mener seul une guerre contre l’Iran. Sans les États-Unis, c’est un tigre de papier.
Le commentaire de Rubio suggère deux possibilités : soit les États-Unis, dotés de l’armée la plus puissante de l’histoire mondiale, sont sous la coupe du petit État d’Israël ; soit Trump a rendu sa propre armée, la plus puissante jamais vue, servile envers Israël.
Quoi qu’il en soit, il est difficile de concilier cela avec l’affirmation répétée de Trump selon laquelle il place l’Amérique en premier.
Ce point est si évident qu’il est probablement la raison pour laquelle Rubio a été contraint de revenir sur ses propos le lendemain. Entre-temps, Trump s’est empressé de suggérer que c’était lui qui avait forcé Israël à attaquer l’Iran, et non l’inverse.

Une folie géopolitique
La vérité la plus probable n’est pas qu’Israël ait forcé la main de Trump. C’est plutôt qu’il a été séduit par la fausse affirmation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou selon laquelle une attaque contre l’Iran serait un jeu d’enfant – à condition de frapper à un moment où l’on pourrait être sûr de tuer le guide suprême iranien, Ali Khamenei.
On a fait croire à Trump qu’une telle frappe de décapitation serait une répétition de son « succès » au Venezuela, lorsqu’il avait kidnappé le président Nicolas Maduro à Caracas pour le traduire en justice à New York.
Au Venezuela, le mépris flagrant du droit international par les États-Unis équivalait à pointer un fusil chargé sur la tête de la remplaçante de Maduro, Delcy Rodriguez : « Faites ce que nous vous disons, ou le nouveau président en paiera le prix. »
Netanyahu savait exactement comment vendre à Trump, encore grisé par les vapeurs toxiques de cette aventure illégale, l’idée qu’il pourrait répéter l’opération en Iran. Le successeur de l’ayatollah serait tout aussi malléable entre ses mains.
C’est pourquoi, dans cette guerre catastrophique menée sans aucune nécessité par les États-Unis et Israël, c’est Téhéran qui mène une action d’arrière-garde pour rétablir un peu de bon sens géopolitique dans le monde. Si l’Iran devait être vaincu, ou si les États-Unis réussissaient sans payer un prix exorbitant, Dieu seul sait où Israël et Washington entraîneraient ensuite le monde.
Le destin du monde, dans un sens réel, est entre les mains de Téhéran.

Ce que l’attaque conjointe contre l’Iran révèle le plus clairement, c’est à quel point Netanyahou a réussi, au cours du dernier quart de siècle, à « israéliser » Washington et le Pentagone.
Les États-Unis ont toujours mené des guerres d’agression illégales. Ils ont toujours été davantage un gangster qu’un gendarme du monde. Mais le fait que Washington ait été dirigé par des criminels impitoyables ne signifiait pas qu’il ne pouvait pas devenir encore plus dérangé, encore plus psychopathe.
C’est précisément à cela que Netanyahou s’est employé. Et Trump donne désormais libre cours à l’israélisation des États-Unis. Les indices sont partout.
Mercredi, le Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth — le titre traditionnel de « Secrétaire à la Défense » lui semblait sans doute trop respectueux du droit — a abandonné toute prétention à incarner le gentil.
Il a affirmé que les forces américaines agissaient « sans pitié » et que le régime iranien « était cuit ». Les États-Unis allaient infliger « la mort et la destruction toute la journée ».

La veille, il avait exposé son plan d’action :
« Pas de règles d’engagement stupides, pas de bourbier de reconstruction nationale, pas d’exercice de construction démocratique, pas de guerres politiquement correctes. »
Ce n’est pas la rhétorique traditionnelle des administrations américaines cherchant à mettre en avant les valeurs supérieures de l’Occident ou prétendant mener une mission civilisatrice dans le reste du monde.
C’est la rhétorique de l’arrogance coloniale, celle du même médiévalisme militariste que les dirigeants israéliens défendent depuis longtemps.
Hegseth ressemblait à s’y méprendre au général Moshe Dayan, ministre israélien de la Défense dans les années 1960. Celui-ci avait formulé ce qui est devenu la doctrine militaire générale d’Israël : « Israël doit être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu’on s’y frotte. »

La tactique du « chien enragé »
Avant son attaque, les États-Unis ont passé des années à tenter d’affamer le peuple iranien pour provoquer un soulèvement, tout comme Israël a imposé un blocus et affamé la population de Gaza pendant près de seize ans, en partant du principe que cela l’inciterait à renverser le Hamas.
Dans les deux cas, la stratégie a échoué. Pourquoi ? Parce qu’elle ignorait le fait le plus simple : les personnes soumis à de tels abus sont des êtres humains, qui choisiront toujours la liberté et la dignité plutôt que la dégradation et la subordination.

Désormais entraînés dans une guerre d’usure humiliante avec l’Iran, les États-Unis se déchaînent comme un « chien enragé » — exactement comme Israël l’a fait à Gaza après avoir été humilié par l’évasion d’une journée du camp de concentration qu’il avait créé pour les Palestiniens dans la bande de Gaza.
L’absence de « règles d’engagement » évoquée par Hegseth signifie que les États-Unis reconnaissent désormais ouvertement que l’ensemble de l’Iran est devenu une zone de tir libre, comme Gaza l’était déjà.
Cela explique pourquoi l’une des premières cibles des frappes américaines et israéliennes a été une école primaire où plus de 170 personnes ont été tuées, pour la plupart des enfants de moins de douze ans.

Selon des informations rapportées même par le journal conservateur Telegraph, les attaques américaines et israéliennes ont déjà provoqué une « apocalypse » à Téhéran. Les infrastructures civiles essentielles sont visées : hôpitaux, écoles et commissariats de police. Les zones résidentielles sont bombardées de manière indiscriminée, tandis que les réserves alimentaires et médicales s’épuisent rapidement.
Rubio a promis que le pire était encore à venir.
Les États-Unis semblent manifestement avoir adopté la logique perverse de la doctrine Dahiya, élaborée par Israël lors de ses attaques répétées contre le Liban et encore affinée au cours des deux ans et demi de guerre à Gaza.
Des ruines fumantes
La doctrine Dahiya va bien au-delà de la simple idée de guerre asymétrique, inhérente aux attaques d’une puissance plus forte contre un adversaire plus faible.
Selon cette doctrine, les victimes civiles ne sont plus considérées comme des « dommages collatéraux » malheureux résultant de frappes contre des cibles militaires. Au contraire, la population civile est traitée comme une cible d’attaque tout aussi légitime que les infrastructures militaires.
Pour Israël, la doctrine Dahiya est née de la reconnaissance qu’il n’existait aucun objectif de guerre significatif qu’Israël puisse atteindre dans ses affrontements contre les Palestiniens qu’il gouvernait, ni contre la résistance du Hezbollah au Liban.
Israël ne se satisfaisait pas de simplement pacifier les Palestiniens. Il savait qu’ils ne pourraient pas être pacifiés indéfiniment, étant donné qu’il n’avait aucune intention de parvenir à un règlement politique avec eux. La fameuse solution à deux États était destinée exclusivement à l’opinion occidentale ; elle n’a jamais bénéficié d’un soutien réel en Israël.
L’objectif d’Israël était plutôt d’utiliser une violence écrasante et indiscriminée afin de terroriser les Palestiniens et de les pousser à se livrer d’eux-mêmes au nettoyage ethnique de la région par l’émigration de masse, comme cela s’était partiellement produit en 1948.

De même, au Liban — où la doctrine Dahiya a été élaborée pour la première fois — l’objectif n’était pas d’aboutir à un compromis politique avec le Hezbollah par une démonstration de force. Le Hezbollah avait clairement indiqué qu’il ne se résignerait jamais à voir les Palestiniens effacés de leur patrie.
L’objectif était d’infliger au Liban des souffrances si grandes que les autres communautés religieuses se retourneraient contre le Hezbollah et plongeraient le pays dans une guerre civile prolongée, laissant Israël libre de poursuivre l’expulsion — et désormais le génocide — du peuple palestinien.
En vertu de la doctrine Dahiya, Israël a implicitement reconnu qu’il ne combattait pas seulement des militants, mais la société plus large dont ces militants étaient issus. Il devait admettre qu’il ne pouvait y avoir ni victoire ni capitulation au sens militaire traditionnel. Ce qu’il lui restait donc à faire, c’était laisser derrière lui des ruines fumantes.
À maintes reprises, Israël a utilisé une puissance de feu massive contre les infrastructures civiles et les zones résidentielles afin de briser la volonté d’une société — pour « la ramener à l’âge de pierre », pour reprendre la terminologie des généraux israéliens — de sorte que la population consacre désormais son énergie à survivre plutôt qu’à résister.
C’est précisément ce que Hegseth et Rubio présentent aujourd’hui comme les objectifs de guerre de Washington en Iran : une démonstration délibérée et sauvage de destruction massive, sans autre but que la démonstration elle-même.

Pathologie morbide
Ce n’est pas une stratégie gagnante, ni sur le plan militaire ni sur le plan politique. Ce n’est même pas une stratégie ratée. C’est la pathologie morbide d’une secte.
Ce qui explique le flot de plaintes émanant de soldats américains, au cours des premiers jours de la guerre de Trump contre l’Iran, à propos de leurs commandants. Il y en a eu au moins 110 jusqu’à présent, selon une enquête de Jonathan Larsen publiée sur Substack.
Dans l’une d’elles, adressée à la Military Religious Freedom Foundation (MRFF), un commandant d’une unité non combattante a déclaré à des sous-officiers que Trump avait été « oint par Jésus pour allumer le feu de signal en Iran afin de provoquer l’Armageddon et marquer son retour sur Terre ».
Le département de la Guerre dirigé par Hegseth, un chrétien évangélique qui estime que l’Occident mène une « croisade » contre l’islam, semble fouler aux pieds les règles du Premier Amendement interdisant le prosélytisme au sein des forces armées.

La théocratisation des forces armées américaines n’est pas nouvelle. George W. Bush parlait déjà d’une « croisade » contre le terrorisme il y a près d’un quart de siècle. Mais le processus semble aujourd’hui avoir atteint un stade où les plus hauts échelons de la chaîne de commandement américaine sont profondément imprégnés d’une ferveur évangélique pour une guerre dans laquelle Israël joue un rôle central.
Mikey Weinstein, président de la MRFF et vétéran de l’armée de l’air ayant servi à la Maison-Blanche sous Ronald Reagan, a déclaré à Larsen que son organisation avait été « submergée » de témoignages de soldats rapportant « l’euphorie de leurs commandants et de leur chaîne de commandement à l’idée que cette nouvelle guerre “validée par la Bible” constitue clairement le signe indéniable de l’approche rapide de la “fin des temps” chrétienne fondamentaliste ».
Dans les croyances liées à la « fin des temps », fondées sur le Livre de l’Apocalypse, une terrible bataille entre le bien et le mal se déroule à Armageddon — un site situé dans le nord de l’actuel Israël — et conduit au retour du Messie sur Terre ainsi qu’à un Grand Enlèvement au cours duquel les chrétiens croyants s’élèvent pour être auprès de Dieu.
Weinstein ajoute :
« Beaucoup de leurs commandants se réjouissent particulièrement du caractère graphique de cette bataille, soulignant à quel point tout cela devra être sanglant afin de se conformer à 100 % à l’eschatologie chrétienne fondamentaliste de la fin du monde. »

La parole de Dieu
Au cœur de ces croyances se trouve le rassemblement des Juifs, en tant que peuple élu de Dieu, sur la Terre d’Israël — une région bien plus vaste que celle couverte par l’État moderne d’Israël.
Pour les fondamentalistes chrétiens tels que Hegseth et pour un nombre croissant de commandants américains, Israël constitue le catalyseur de la fin des temps.
Pour des raisons évidentes, Israël entretient depuis longtemps des liens étroits avec les très nombreux fondamentalistes chrétiens aux États-Unis. Ceux-ci sont politiquement actifs — leur vote a assuré la présidence à Trump — et ils considèrent Israël comme une question intérieure d’une importance cruciale plutôt que comme un simple dossier de politique étrangère.
Ils souhaitent ardemment qu’Israël s’empare de vastes portions du Moyen-Orient et se montrent largement indifférents aux conséquences que cela pourrait avoir pour les Palestiniens ou pour les autres peuples de la région.
Tout cela s’accorde parfaitement avec l’idéologie défendue par Netanyahou et par le commandement militaire israélien, lequel a été pris il y a des années par les mêmes fanatiques religieux extrémistes qui dirigent le mouvement violent des colons attaquant systématiquement les Palestiniens en Cisjordanie et leur volant leurs terres.
Lorsque l’armée israélienne a lancé son génocide à Gaza, Netanyahou a encouragé les soldats en leur disant qu’ils combattaient la nation d’Amalek — l’ennemi des anciens Israélites.
Dans la Bible, Dieu ordonne au roi Saül d’exterminer totalement les Amalécites, en mettant à mort chaque homme, chaque femme, chaque enfant et chaque nourrisson, ainsi que tout le bétail.
Comme on peut le constater dans l’effacement de Gaza, les soldats israéliens ont pris leur mission au pied de la lettre. Après tout, ils n’exécutaient pas seulement les ordres de Netanyahou, mais un ordre de Dieu.

« Choc des civilisations »
Netanyahou ne s’est pas contenté de sacraliser la guerre indiscriminée menée par son armée et par celle des États-Unis. Il a également encouragé un climat raciste et antimusulman plus large aux États-Unis et en Europe afin de faciliter la tâche d’Israël dans sa destruction de larges portions du Moyen-Orient.
Il a vigoureusement promu l’idée d’un « choc des civilisations », selon laquelle « l’Occident judéo-chrétien » serait engagé dans une guerre permanente et commune contre la barbarie supposée du monde islamique.
La synergie entre une armée américaine sous l’emprise du fondamentalisme chrétien et une armée israélienne sous l’emprise d’un suprémacisme juif inspiré de la Bible apparaît aujourd’hui de manière éclatante en Iran.
Cette machine militaire combinée ne se soucie nullement de protéger les droits humains.
Elle ne reconnaît aucune distinction entre cibles civiles et militaires.

Elle donne la priorité à la sécurité de ses propres soldats — considérés comme les exécutants de la providence divine — plutôt qu’aux civils que ces soldats attaquent.
Et elle croit qu’en écrasant la vie du peuple iranien, elle accomplit la volonté divine.
Tel est le véritable visage de la machine de guerre qui prétend défendre la « civilisation occidentale ». Telles sont les véritables valeurs pour lesquelles l’Occident se bat en Iran. Le reste n’est qu’un écran de fumée.
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