Note : grâce aux dons reçus et au partenariat d’Alain Marshal avec Laurent de Wangen, Le Cercle des Volontaires et Le Cri des Peuples, un premier transfert de 600 euros a pu être envoyé au Liban pour venir en aide aux déplacés (justificatif ci-dessous). Cela peut paraître une goutte d’eau face à une guerre qui a transformé plus d’un million de personnes en réfugiés intérieurs, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières… Tous vos dons continueront à être adressés mensuellement à nos contacts sur place.
La queue fait-elle remuer le chien ? Comment les deux camps passent à côté de l’essentiel
La vision binaire qui caractérise le débat sur la question de savoir si ce sont les États-Unis ou Israël qui mènent la guerre illégale contre l’Iran occulte bien plus qu’elle n’éclaire la situation. La vérité, c’est que le chien et la queue se font remuer l’un l’autre.
Par Jonathan Cook, le 27 mars 2026
Traduction et notes entre crochets Alain Marshal
La guerre conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a remis sur le devant de la scène un débat controversé : est-ce le chien qui fait remuer la queue, ou la queue qui fait remuer le chien ? Qui est aux commandes de cette guerre : Israël ou les États-Unis ?
D’un côté, certains pensent qu’Israël a attiré Trump dans un piège dont il ne peut se sortir. C’est la queue qui fait remuer le chien.
L’autre estime que ce sont les États-Unis, en tant que seule superpuissance militaire mondiale, qui écrivent le scénario géostratégique. Si Israël agit, c’est uniquement parce que cela sert également les intérêts de Washington. C’est le chien qui fait remuer la queue.
Certes, l’idée que la queue, l’État client qu’est Israël, puisse faire remuer le chien, le mastodonte militaire qu’est les États-Unis, semble, au mieux, contre-intuitive.
Mais là encore, de nombreux éléments suggèrent que les partisans du scénario de la queue qui mène le chien pourraient avoir raison.
Ils peuvent mettre en avant le fait que Trump a lancé cette guerre de choix contre l’Iran alors même qu’il avait remporté la présidence sur un programme « America First » (l’Amérique en premier) dans lequel il avait promis : « Je ne vais pas déclencher de guerre. Je vais mettre fin aux guerres. »
Son secrétaire d’État, Marco Rubio, a déclaré ouvertement que l’administration avait été précipitée dans la guerre, se trouvant apparemment incapable d’empêcher Israël d’attaquer l’Iran.
Jonathan Kent, le principal responsable de la lutte antiterroriste de Trump, a noté dans sa lettre de démission que l’administration « a déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain ».
S’adressant au Parlement israélien en octobre dernier, Trump a semblé avouer être sous la coupe du lobby israélien. Tout en se félicitant d’avoir transféré l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers la ville de Jérusalem, occupée illégalement, il a maintes fois désigné sa donatrice la plus influente, la milliardaire israélo-américaine Miriam Adelson, avant de faire remarquer :
« En fait, je lui ai demandé une fois : « Alors, Miriam, je sais que tu aimes Israël. Qu’est-ce que tu aimes le plus, les États-Unis ou Israël ? » Elle a refusé de répondre. Cela signifie, ou pourrait signifier, Israël, je dois dire. »
Une vidéo datant de 2001 montre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, filmé en secret, déclarant à un groupe de colons : « Je sais ce qu’est l’Amérique. L’Amérique est une chose que l’on peut très facilement faire bouger, la faire avancer dans la bonne direction. Ils ne feront pas obstacle. »
L’ancien président américain Barack Obama, qui s’est heurté à plusieurs reprises à Netanyahu alors qu’il tentait, sans succès, de limiter l’expansion des colonies illégales israéliennes, partageait ce point de vue. Dans son autobiographie publiée en 2020, il a écrit que le lobby israélien insistait pour qu’ « il n’y ait pas la moindre divergence » entre les gouvernements américain et israélien, même lorsque Israël prenait des mesures contraires à la politique américaine.
Tout homme politique qui désobéissait « risquait d’être qualifié d’« anti-Israël » (et peut-être d’antisémite) et de se retrouver face à un adversaire bien financé lors de la prochaine élection ».
Une relation complexe
Mais toute manière rigide et binaire d’envisager la relation entre les États-Unis et Israël obscurcit plus qu’elle n’éclaire.
J’ai abordé cette question dans mon livre de 2008 sur la politique étrangère israélienne, intitulé Israel and the Clash of Civilisations: Iran, Iraq and the Plan to Remake the Middle East (Israël et le choc des civilisations : Iran, Irak et le plan pour remodeler le Moyen-Orient). Ma conclusion alors, comme aujourd’hui, était que la relation entre Washington et Tel-Aviv s’appréciait mieux en d’autres termes : comme le chien et la queue qui se remuent l’un l’autre.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Israël est l’État client le plus favorisé de Washington. Il doit donc opérer dans le cadre des paramètres de « sécurité » pour le Moyen-Orient fixés par les États-Unis.
En fait, une partie du rôle d’Israël – la raison pour laquelle il est un État client si important – tient au fait qu’il a, jusqu’à présent, été capable d’imposer ces paramètres aux autres pays de la région.
Mais la réalité est plus complexe que cela.
Dans le même temps, Israël cherche à maximiser sa capacité à influencer ces paramètres dans son propre intérêt, principalement en façonnant le discours militaire, politique et culturel aux États-Unis, grâce aux nombreux leviers dont il dispose.
Les lobbies sionistes, tant juifs que chrétiens, mobilisent un grand nombre de citoyens ordinaires pour soutenir tout ce qu’Israël prétend être dans son intérêt et celui des États-Unis.
Des méga-donateurs comme Adelson utilisent leur fortune pour amadouer et intimider les politiciens américains.
Des think tanks au financement opaque rédigent des projets de loi au nom d’Israël que les politiciens américains adoptent sans discussion.
Des organisations juridiques, là encore au financement opaque, se servent de la loi comme d’une arme pour réduire au silence et mener à la faillite.
Et les propriétaires de médias, trop souvent dans le camp d’Israël, façonnent l’opinion publique pour stigmatiser comme « antisémitisme » tout ce qui s’oppose aux excès israéliens.
Il en résulte une situation très confuse.
Faire disparaître les Palestiniens
Le problème avec l’idée selon laquelle les États-Unis se contenteraient de dicter leur loi à Israël – plutôt que de considérer que les deux parties négocient en permanence ce qui constitue leurs intérêts communs – apparaît clairement dès lors que l’on examine le génocide qui sévit depuis deux ans et demi à Gaza.
Israël nourrit depuis longtemps le désir ardent de faire disparaître les Palestiniens, que ce soit par le nettoyage ethnique ou par le génocide.
Il veut s’emparer de l’ensemble de la Palestine historique, et les Palestiniens constituent un obstacle à la réalisation de cet objectif. Si l’occasion se présente, Israël est également désireux de se doter d’un « Grand Israël », ce qui nécessite de s’emparer et d’annexer des territoires substantiels appartenant à ses voisins, en particulier le Liban et la Syrie – comme il le fait à nouveau en ce moment même.
Après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Israël a saisi l’occasion de relancer sérieusement le nettoyage ethnique des Palestiniens qu’il avait commencé en 1948, lors de la fondation de l’État.
Il a bombardé Gaza de manière intensive, créant une « crise humanitaire », pour forcer l’Égypte à ouvrir les vannes vers le Sinaï, où il espérait pousser la population de l’enclave. Le Caire a refusé. En conséquence, Israël a tenté d’intensifier la pression en massacrant et en affamant la population de Gaza. En termes juridiques, cela constituait un génocide.
Mais l’idée selon laquelle les États-Unis étaient profondément impliqués dans le génocide perpétré par Israël à Gaza, ou qu’ils l’ont dirigé, ou qu’ils avaient un intérêt particulier à ce qu’il ait lieu, est difficile à soutenir.
Washington – d’abord sous Biden, puis sous Trump – a fourni à Israël une couverture pour mener à bien le massacre de masse de la population palestinienne, et a armé et financé ce génocide. Mais cela est très différent d’avoir un intérêt géostratégique dans ce massacre de masse.
Au contraire, les États-Unis sont et ont toujours été largement indifférents au sort des Palestiniens, tant qu’ils sont contenus. Ils peuvent être enfermés à vie dans des prisons d’occupation. Ou faire l’objet d’un nettoyage ethnique vers le Sinaï et la Jordanie. Ou se voir attribuer un pseudo-État sous l’autorité d’un dictateur docile comme Mahmoud Abbas. Ou être exterminés.
Les États-Unis financeront l’option qu’Israël jugera la plus conforme à ses intérêts – tant que cette « solution » peut être vendue par les lobbies pro-israéliens aux opinions publiques occidentales comme une « réponse » légitime au « terrorisme » palestinien.
Ce qu’Israël pouvait se permettre a changé le 7 octobre 2023. Les États-Unis étaient prêts à approuver le passage d’Israël d’une politique consistant à « tondre la pelouse » de manière intermittente à Gaza – de courtes vagues de carnage – à un rasage progressif de l’ensemble de Gaza.
En d’autres termes, Israël a actionné tous ses leviers pour persuader Washington que le moment était venu pour lui de s’en tirer à bon compte avec un génocide. Il a vendu aux États-Unis le plan selon lequel Gaza pouvait désormais être détruite.
Présenter cela comme le plan de Washington est tout simplement pervers. C’était sans aucun doute le plan d’Israël.
Cela ne diminue en rien la responsabilité des États-Unis dans ce génocide. Ils en sont pleinement complices. Ils ont financé le génocide. Ils ont armé le génocide. Ils doivent donc aussi en assumer la responsabilité.
Le chien d’attaque israélien
Une analyse similaire peut s’appliquer à la guerre contre l’Iran.
Les États-Unis et Israël partagent la même politique générale envers l’Iran : ils veulent le contenir, l’affaiblir, le rendre incapable d’exercer une influence. Mais ils le font pour des raisons légèrement différentes.
Israël revendique le rôle d’hégémon régional au Moyen-Orient, un État client inestimable bénéficiant d’un accès privilégié aux décideurs politiques de Washington. Sa suprématie et son impunité dépendent donc du fait que l’Iran – son seul rival plausible dans la région – soit aussi faible que possible et incapable de forger des alliances efficaces avec des groupes de résistance armés tels que le Hezbollah au Liban.
De même, Washington veut qu’Israël ne soit pas menacé, laissant son allié libre de projeter la puissance impériale américaine au Moyen-Orient.
Mais il a un ensemble d’intérêts plus complexes à prendre en compte. Il doit s’assurer que les monarchies arabes restent dociles, et il le fait à la fois en brandissant le bâton – en menaçant de lâcher sur elles le chien d’attaque qu’est Israël si elles désobéissent – et en tendant la carotte – en promettant de les protéger sous son parapluie de sécurité contre l’Iran tant qu’elles restent loyales.
L’objectif ultime est de garantir le contrôle incontesté des États-Unis sur les flux pétroliers et, par conséquent, sur l’économie mondiale.
En d’autres termes, les États-Unis doivent prendre en compte bien plus d’intérêts dans leur manière de traiter avec l’Iran qu’Israël.
Contrairement à Israël, Washington doit tenir compte des effets d’une attaque contre l’Iran sur l’économie mondiale, évaluer tout impact sur le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, et se prémunir contre des puissances rivales comme la Chine et la Russie qui pourraient exploiter des erreurs stratégiques.
Pour ces raisons, Washington a traditionnellement préféré maintenir un certain degré de stabilité dans la région. L’instabilité est très néfaste pour les affaires, comme on le voit trop clairement en ce moment.
Israël, en revanche, considère sa lutte contre l’Iran en termes existentiels. De nombreux membres du gouvernement israélien y voient une guerre de religion. Ils ne souhaitent pas se contenter de contenir l’Iran – une politique menée depuis des décennies qu’ils jugent avoir échoué. Ils veulent mettre l’Iran et ses alliés à genoux, ou du moins les plonger dans un tel chaos qu’ils ne puissent plus représenter quelque menace que ce soit pour l’hégémonie régionale d’Israël.
Ce point a été souligné cette semaine par Jake Sullivan, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, lors d’une interview avec Jon Stewart. Il a cité des propos que lui avait récemment tenus Danny Cintrinowicz, l’ancien responsable du renseignement militaire israélien sur l’Iran, selon lesquels l’objectif de Netanyahou est de « simplement briser l’Iran, provoquer le chaos ». Pourquoi ? « Parce que », explique Sullivan, « en ce qui les concerne, un Iran brisé représente une moindre menace pour Israël. »
En d’autres termes, Israël veut provoquer l’instabilité en Iran, ce qui ne manquera pas de propager l’instabilité dans toute la région.
Fauteurs de troubles
Ces deux agendas, comme cela devrait être clair à présent, ne sont pas facilement compatibles. C’est pourquoi Netanyahou a passé des décennies à actionner tous les leviers à sa disposition à Washington pour susciter un appétit pour la guerre.
Si la guerre avait été manifestement dans l’intérêt des États-Unis, ses efforts auraient été superflus.
Au lieu de cela, Israël a dû déployer ses lobbies, mobiliser ses donateurs et recruter des chroniqueurs sympathisants pour faire lentement évoluer l’opinion publique jusqu’à ce qu’une guerre soit envisageable plutôt que manifestement dangereuse.
Et surtout, Israël a entretenu une alliance idéologique étroite avec les néoconservateurs – des responsables américains bellicistes et farouchement pro-israéliens – qui ont depuis longtemps pris pied dans les cercles les plus fermés de Washington.
Chaque administration récente a été le théâtre d’une lutte acharnée pour savoir si les néoconservateurs ou les voix plus « modérées » l’emporteraient. Sous George W. Bush, les néoconservateurs ont dominé, ce qui a conduit à l’invasion de l’Irak en 2003, à la brève guerre d’Israël contre le Liban en 2006 et à un plan avorté visant à étendre la guerre à la Syrie puis à l’Iran. J’ai documenté tout cela dans Israel and the Clash of Civilisations.
Sous Obama, les néoconservateurs ont été contraints de se mettre davantage en retrait, ce qui explique pourquoi son administration a pu signer un accord nucléaire avec l’Iran [qu’il n’a jamais véritablement respecté] qui a tenu jusqu’à ce que Trump le déchire en 2018, au cours de son premier mandat présidentiel. Biden, comme pour tant d’autres choses, a tergiversé.
Au cours du second mandat de Trump, les néoconservateurs semblent avoir repris fermement les rênes, fomentant à nouveau leurs méfaits. Le résultat – une guerre illégale contre l’Iran – risque d’être une catastrophe stratégique pour les États-Unis, et une victoire potentielle, bien que de courte durée, pour Israël [la victoire tactique qu’est le déclenchement de la guerre risque bien plutôt de se transformer en défaite stratégique voire existentielle pour Israël et l’empire américain].
Le pouvoir secret
N’est-ce pas là le même principe que de dire que la queue fait remuer le chien ?
Non, notamment parce que cela suppose que la sphère visible de la politique américaine – le président, le Congrès, les deux principaux partis politiques – soit le seul dépositaire du pouvoir au sein du système.
Même dans cette sphère visible, le soutien à Israël a considérablement diminué depuis le génocide de Gaza. À mesure que la guerre illégale contre l’Iran devient de plus en plus coûteuse, tant en termes d’argent que de vies humaines, le soutien à Israël parmi les électeurs américains va s’effondrer.
Pour la première fois, Israël est une question profondément partisane, divisant démocrates et républicains, ainsi qu’une fracture générationnelle entre jeunes et vieux. Cela divise même la base MAGA dont dépend Trump.

Les sympathies des Américains dans la situation au Moyen-Orient
Dans la situation au Moyen-Orient, vos sympathies vont-elles plutôt aux Israéliens (en vert) ou plutôt aux Palestiniens (en bleu) ? Tendance tirée des enquêtes Gallup sur les affaires mondiales
Cette polarisation politique va continuer à s’aggraver, permettant finalement à des personnalités plus courageuses de la politique américaine de commencer à s’exprimer en termes plus francs sur le rôle néfaste d’Israël.
Mais le pouvoir aux États-Unis ne s’exerce pas seulement au niveau formel et visible. Il existe une bureaucratie permanente, dotée d’une mémoire institutionnelle, qui opère à l’abri des regards. Nous avons eu de brefs aperçus de ses opérations secrètes grâce au travail de Wikileaks, la plateforme de publication de Julian Assange destinée aux lanceurs d’alerte, et grâce à Edward Snowden, le lanceur d’alerte qui a révélé la surveillance de masse illégale exercée par l’État américain sur ses propres citoyens.
Tous deux ont subi de graves conséquences pour leurs efforts visant à apporter un peu de transparence à un système de pouvoir secret profondément corrompu. Assange a été enfermé dans une prison de haute sécurité à Londres pendant de nombreuses années, alors que les États-Unis cherchaient à l’extrader sur la base de fausses accusations d’« espionnage », tandis que Snowden a été contraint à l’exil en Russie pour échapper à l’arrestation et à une incarcération de longue durée.
Cette bureaucratie – parfois appelée « État profond » ou « complexe militaro-industriel » – ne joue pas franc jeu et ne se bat pas à la loyale. Rien ne l’y contraint : pourquoi se gêner ? Elle opère dans l’ombre.
Si elle le voulait, elle pourrait saper le lobby israélien et, ce faisant, réduire l’influence d’Israël sur la sphère visible de la politique américaine.
Elle pourrait faire subir concrètement aux dirigeants du lobby – l’AIPAC, la Ligue anti-diffamation, l’Organisation sioniste d’Amérique, la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, Chrétiens Unis pour Israël et d’autres – ce qu’elle a fait subir à Assange et Snowden.
Elle pourrait, par exemple, influer sur le débat public pour amener à s’interroger sur le point de savoir si ces groupes servent réellement les intérêts américains ou s’ils agissent en tant qu’agents étrangers. Cela permettrait alors aux médias et aux législateurs de réclamer des restrictions plus strictes sur les activités de ces groupes, en les obligeant à s’enregistrer en tant que tels.
La bureaucratie permanente est sans aucun doute capable de mener des actions encore bien plus sombres et sournoises.
Le fait qu’elle n’ait pas encore choisi de le faire suggère que les objectifs d’Israël ne sont pas, pour l’instant, considérés comme étant en conflit significatif avec ceux des États-Unis.
Mais cela pourrait être sur le point de changer. En effet, les débats actuels, bien trop publics, sur le fait qu’Israël a poussé les États-Unis à entrer en guerre contre l’Iran – une idée qui s’insinue déjà dans la conscience populaire – pourraient bien être les premières salves de la bataille à venir.
Si la guerre contre l’Iran s’avère être une erreur catastrophique, comme tout porte à le croire, il y aura un prix à payer – et les principaux responsables politiques américains s’empresseront probablement de rejeter la faute sur Israël. Il se peut qu’ils soient déjà en train de préparer leurs excuses.
La liberté, bien trop visible, dont Israël a joui à Washington pour acheter, intimider et réduire au silence, pourrait bientôt devenir un handicap majeur. Il ne sera pas difficile de faire valoir qu’un système si clairement ouvert à la manipulation que les États-Unis pourraient être entraînés dans une guerre autodestructrice doit être refondé, afin d’empêcher que de telles catastrophes ne se reproduisent.
C’est peut-être la plus grande leçon que Washington tirera de la guerre contre l’Iran. Qu’il est temps d’empêcher la queue de remuer si vigoureusement.
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