Tandis que nos médias s’extasient devant le discours de Micron à l’Assemblée générale des Nations unies, dans lequel il assénait sa volonté de faire régner le droit international face à l’impunité et à la loi de la jungle et versait des larmes de crocodile sur le sort de Gaza, au moment même où il laissait le criminel contre l’humanité fugitif Netanyahou survoler le territoire français, continuait à armer les génocidaires sionistes et les couvrait économiquement, diplomatiquement, médiatiquement et judiciairement par la traque impitoyable des soutiens authentiques de la Palestine, sans parler du soutien de la France à la croisade de Trump contre l’Iran, nous faisons un choix différent : traduire le discours du président de la République islamique d’Iran, un pays qui incarne la dignité quand nos dirigeants ne représentent plus que l’infamie.
Loin des contorsions infâmes d’un Merluchon, qui ne fait que cracher sa haine de l’Iran et révéler par là qu’il n’a jamais renié son islamophobie viscérale (lire Social-impérialisme : quand Mélenchon exclut l’Iran de « l’humanité universelle »), nous souscrivons pleinement aux déclarations du président iranien, à l’exception de son rejet du nucléaire militaire : tant que Trump, Netanyahou, Burnham ou Macron seront dotés de la bombe atomique, l’humanité ne serait que mieux protégée si l’Iran s’en dotait également, Téhéran étant autrement plus digne de confiance que ces lunatiques sanguinaires. Quoi qu’il en soit, tout homme libre ne peut qu’apporter son soutien total à la résistance héroïque de l’Iran, de son gouvernement, de ses forces armées (dont nous traduisons un communiqué en réponse à Trump ci-après) et de son peuple en armes face à l’agression impérialiste et sioniste, et leur exprimer sa reconnaissance pour le coup d’arrêt qu’ils ont porté aux projets génocidaires d’Israël et des États-Unis, ainsi que pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis depuis 1979 pour la cause palestinienne et la souveraineté des peuples du Moyen-Orient.
Sacrilège ultime, nous faisons le choix de montrer toutes les photos brandies par le président iranien, même si seules les victimes « blanches » comptent aux yeux de l’Occident dégénéré.
Discours de Massoud Pezeshkian, Président de la République Islamique d’Iran, le 23 septembre 2026, lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Source : ONU
Traduction : Alain Marshal
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Monsieur le Président ; Monsieur le Secrétaire général ; Mesdames et Messieurs ;
J’avais préparé un texte à vous présenter. Hier, le président des États-Unis a dit que nous étions des terroristes. Mais nous sommes les victimes du terrorisme.
Je viens d’un Iran dont ils ont assassiné le Guide, sans aucun cadre légal, sans aucune raison.

Je viens d’un Iran où, en vérité, ils ont bombardé une école (à Minab). Vous voyez ces enfants ?

Ces enfants ont été bombardés et tués, avec des armes fournies par l’Amérique et utilisées par Israël.

Ils n’avaient commis aucun péché, ils n’avaient commis aucun crime.
Lamerd est l’une des petites villes d’Iran. C’est une salle de sport. Des enfants y faisaient du sport.

L’Amérique l’a bombardée avec des bombes à fragmentation qui se scindent en plusieurs milliers de fragments.

Ils ont fait tomber en martyrs nos scientifiques, notre peuple — femmes et enfants — des enfants innocents qui, en vérité, n’avaient commis aucun péché.

Ceux qui sont des terroristes et qui entraînent des terroristes nous disent : « Vous êtes des terroristes. » Nous ne faisons que nous défendre. Nous ne sommes pas des terroristes.
Notre peuple innocent est, en vérité, la cible des attaques lâches que ces forces ont imposées à notre pays, et nous nous sommes défendus avec force. L’Amérique et Israël nous ont attaqués avec la technologie et l’équipement les plus récents, et notre peuple s’est dressé avec force et a riposté. Nous n’avons pas baissé la tête devant eux, et nous avons frappé. Pourtant, nous n’avons pas frappé de populations civiles.
Depuis les territoires d’où ils sont venus, depuis lesquels ils ont été équipés, ils ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux, nos universités, nos ponts et nos infrastructures. Tout cela est contraire au droit international.
Lorsque j’ai pris mes fonctions, le premier jour, ils ont assassiné Ismaïl Haniyeh à Téhéran. Israël bombarde et assassine partout où il le souhaite, tel gouvernement, tel régime, telle région, tel quartier. À Gaza, ils ont massacré plus de 80 000 innocents. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées. Ils mènent un génocide avec les outils et les technologies dont ils disposent. Puis ils disent que ce sont d’autres qui sont les terroristes, que ces autres sont la cause du désordre.
Sommes-nous la cause de l’instabilité ? Nous, qui voulons vivre de manière indépendante, qui ne voulons pas baisser la tête — sommes-nous la cause du désordre ? Alors que ceux qui assassinent, qui tuent, et qui commettent des crimes et des actes terroristes sont prétendument les agents de la sécurité et de la paix ?
Ils n’observent aucune des lois internationales, ils ne respectent aucun cadre. Voilà ce à quoi nous sommes confrontés. Nous ne demandons rien. Nous avons donné notre propre réponse. Nous avons besoin de force, car une nation qui ne peut pas se défendre sera écrasée dans ce monde. Nous vivons dans un monde dans lequel les puissants, au lieu de penser au peuple, à l’humanité, à la justice et à la démocratie, ils sont les agents de la ruine, de la destruction et de l’anéantissement.
Quiconque ils souhaitent détruire, ils lui apposent l’étiquette de « terroriste ». Depuis 200 ans, l’Iran n’a attaqué aucun pays. Depuis 200 ans. Nous nous sommes toujours défendus fermement. Et pourtant, nous devons maintenant être accusés d’être des terroristes et d’être la cause de l’insécurité dans la région. Et c’est cela qui a fait de la stratégie que nous choisissons pour nous-mêmes une stratégie dans laquelle nous voulons de la puissance pour nous défendre. Nous ne voulons pas de puissance pour commettre une agression. Nous voulons de l’énergie pour le développement — nous ne la voulons pas pour construire des bombes et pour détruire et menacer la société — et nous voulons coopérer pour le bien de la sécurité.
La nation iranienne, durant les sept derniers mois, notre peuple était dans les rues chaque nuit afin de défendre notre Iran, notre patrie, afin de ne pas laisser ceux que l’Amérique et Israël avaient incités, et à qui ils avaient mis des armes en main, réussir et créer l’insécurité à l’intérieur du pays.
Pendant sept mois, le peuple d’Iran a été dans les rues jour et nuit. Le peuple est notre force et notre soutien, et nous nous sommes tenus debout avec la force du peuple. L’Iran doit être suffisamment puissant pour que son avenir et son progrès ne puissent être menacés. Nous sommes suffisamment responsables pour ne pas user de notre puissance à des fins de domination, et suffisamment clairvoyants pour ne pas chercher notre propre sécurité dans l’insécurité de nos voisins.
Concernant la défense de l’Iran : nous avons construit notre système de défense de telle sorte que personne n’imagine que le bombardement des villes iraniennes restera sans réponse. La puissance militaire de l’Iran est destinée à la défense, mais nous le disons clairement : nous ne demandons la permission de personne pour défendre notre pays. Nous voulons de l’énergie pour le développement. Pendant des années, ils ont parlé du programme nucléaire pacifique de l’Iran dans le langage des centrifugeuses, de l’enrichissement, des sanctions et des bombes, mais pour notre nation, la technologie nucléaire fait partie du droit au développement. L’énergie nucléaire, c’est le traitement pour nos malades, la sécurité alimentaire pour l’agriculture, la technologie pour le progrès de ll’industrie, et un avenir électrique durable.
L’Iran n’accepte pas que le savoir nucléaire soit le privilège exclusif d’une poignée de pays. L’Iran ne considère pas les armes nucléaires comme une source de sécurité, mais il ne baissera pas la tête et ne renoncera pas non plus à son droit à la science, à l’industrie et à l’énergie pacifique. Nous le disons clairement : ni armes nucléaires, ni privation du savoir nucléaire.
La position nucléaire de l’Iran ne se réglera pas sur le champ de bataille. La solution est un accord qui donne au monde une assurance crédible du caractère pacifique du programme iranien, et donne à la nation iranienne l’assurance de la préservation de ses droits.
Notre troisième principe est la coopération pour la sécurité. Nous vivons dans une région où la guerre ne connaît pas de frontières ; la crise d’un pays se propage à ses voisins. C’est pour cette raison que l’Iran ne voit pas ses voisins comme des rivaux de sa propre sécurité ; nous voulons des voisins forts.
Dans cette voie maritime qu’est le détroit d’Ormuz, nous ne pouvons accepter que tout le monde profite de la voie maritime tandis que, dans le même temps, son gardien historique se voit, par des sanctions injustes, privé de la liberté de navigation, y compris dans ses propres eaux.
Ils nous ferment la voie, puis ils transportent des armes, des explosifs, des missiles, et les moyens de la destruction des pays par cette même voie maritime. Nous n’accepterons jamais cela. Ils ne peuvent pas faire cela, et nous ne permettrons pas qu’une telle chose se produise dans notre pays. Le stationnement permanent de flottes hostiles, l’expansion de la guerre, n’apportent pas la sécurité ; la sécurité de la navigation ne peut être obtenue aux dépens de la sécurité des pays côtiers.
Excellences,
Concernant la Palestine, la Palestine demeure une plaie sur le corps de la conscience de la communauté internationale, et Gaza demeure un symbole de l’échec des mécanismes internationaux à prévenir la souffrance des civils. Depuis des décennies, des résolutions sont émises, et pourtant l’occupation et la violence se poursuivent.
Nous ne pouvons pas parler de paix tout en ignorant la Palestine. Une paix durable en Asie occidentale [Moyen-Orient] ne perdurera pas sans justice pour la Palestine. Tant que l’occupation, l’agression et l’injustice existeront dans le monde, la résistance se poursuivra. Si l’une de ses formes est affaiblie, elle réapparaîtra sous d’autres formes, peut-être même plus puissantes.
Gaza, malgré un massacre incessant et une dévastation généralisée, a révélé la foi du peuple selon laquelle la résistance ne peut être contrainte à la reddition par les bombes et le siège.
C’est là la nature humaine ; c’est la nature même de l’humanité. Si un être humain est chassé de sa terre, il résistera. Si le foyer d’un être humain est bombardé, il résistera. Que devrait-il faire d’autre, sinon résister ? Devrait-il accepter d’être malmené ? Devrait-il accepter d’être chassé de son foyer et de son foyer, et rester assis en silence face à cette agression — et, s’il souhaite se défendre, être qualifié de terroriste ?
La nouvelle rhétorique prévalente dans le monde où nous vivons aujourd’hui rend cela manifeste. Les questions de notre région, avant de devenir un prétexte pour les guerres de puissances lointaines, ont l’opportunité d’être résolues au sein même de la région, par les pays de la région. L’indépendance stratégique signifie qu’aucune relation avec une puissance étrangère ne doit devenir un moyen de faire la guerre à un voisin.
Et maintenant, un mot à tous ceux qui ont été responsables de la décision, de la planification et de l’exécution de l’attaque contre notre terre :
Notre nation a fait l’expérience directe de leur puissance militaire et des effets de leurs décisions destructrices, et ils ont fait l’épreuve de la résilience de l’Iran : maintenant, ils savent bien que l’Iran ne peut être contraint à la reddition par la guerre. L’Iran n’a jamais été l’instigateur d’aucune guerre ; il a toujours montré son attachement à la table des négociations. Ils nous ont imposé la guerre, mais nous avons prouvé que nous ne craignons pas la guerre pour nous défendre, et que nous ne fuyons pas la négociation pour le bien de la paix, et nous restons debout, jusqu’au dernier souffle, pour défendre notre cher Iran.
Mesdames et Messieurs,
Le sujet de ce rassemblement est la reconstruction de la confiance. La confiance ne se construit pas par des paroles, mais exige de s’abstenir du double standard. La bombe atomique et les autres armes de destruction massive dans cette région sont entre les mains du régime israélien, et pourtant on exige des inspections de l’Iran. Israël a massacré plus de 70 000 personnes à Gaza, et pourtant l’Iran a été bombardé alors qu’il se trouvait à la table des négociations.
Israël possède la bombe atomique, n’est pas membre du TNP, et n’a, dans toute son existence infâme, jamais laissé un seul inspecteur pénétrer sur son sol — et pourtant il reçoit des milliards de dollars d’armes gratuites en récompense, et jouit de l’impunité pour bombarder n’importe quelle capitale qu’il souhaite.
Je le répète : la bombe atomique est en Israël, mais les inspecteurs sont en Iran. Israël tue, mais l’Iran est sanctionné. Et c’est là une tragédie qui ferait rire quiconque à qui on la raconterait. Il tue, et nous sommes sanctionnés — et ensuite les sanctions, en vérité, visent les pauvres, les malades et les innocents. Et c’est cela que cherche à faire l’Amérique aux pays, et particulièrement à l’Iran : faire du peuple, en vérité, les victimes sacrificielles des intentions malveillantes et perfides qu’elle nourrit.
Si nous recherchons la justice, l’ami et le rival doivent être mesurés à une même aune.
Les droits de l’homme ne sont pas un outil de rivalité géopolitique. L’Iran ne veut pas de privilège spécial — il veut des droits égaux, et il accepte la responsabilité qui les accompagne. L’Iran, dans sa longue histoire, a clairement appris une vérité : un monde sans puissance est dangereux, mais un monde qui ne comprend que le langage de la force n’aura pas de sécurité durable.
Si le droit international n’est appliqué que lorsque cela convient aux intérêts des puissants, de plus en plus de pays concluront que, pour assurer leur propre sécurité, ils doivent compter uniquement sur leur propre force — et ce sera le début d’un monde plus dangereux pour nous tous.
Nous ne devons pas permettre que le XXIe siècle devienne une ère de retour à la politique des puissants et à la loi du plus fort. Nous ne devons pas construire un monde dans lequel la puissance militaire prend la place de la légitimité ; les sanctions prennent la place de la diplomatie ; l’assassinat prend la place de la politique ; et la guerre prend la place du dialogue.
L’Iran tend sa main de coopération vers le monde. Nous appelons le monde — non pas vers davantage de guerre, mais vers la paix et la justice — non par faiblesse, mais par confiance en notre propre force, et par la compréhension que personne, dans cette région, n’aura la sécurité seul. Soit nous construirons la sécurité ensemble, soit nous subirons l’insécurité ensemble.
Nous pensons à construire un avenir dans lequel la sécurité, la justice et la dignité humaine sont des droits inaliénables partagés par toutes les nations. Un avenir dans lequel aucune nation n’est repoussée en marge, aucune voix ne se perd dans le tumulte de la puissance, et aucune puissance n’a le droit de déterminer l’avenir d’autrui à sa place.
Un ordre digne du système international doit être construit sur l’égalité des nations, la justice, l’équité, et la volonté commune de l’humanité — car une paix qui n’est pas pour tous n’est pas la paix, et une justice qui n’embrasse pas tout le monde n’est pas la justice.
Et un dernier mot : les propos tenus hier par le président des États-Unis constituent, devant l’opinion publique mondiale, les intellectuels, les politiciens et les juristes, un signe clair d’un tempérament de brute et de la logique de la force, et sont contraires au texte explicite de la Charte des Nations unies.
Qu’il sache que les menaces rendent notre nation plus soudée, la rendent plus forte, et accroissent la résistance des Iraniens — et qu’il sache que la nation iranienne ne baissera pas la tête devant la force, et fera regretter les agresseurs.
Voilà ce que Trump, et ceux qui souhaitent brutaliser, doivent comprendre. Nous sommes prêts au dialogue, mais qu’ils sachent : nous n’accepterons pas le langage de la force.
Merci.
Nous traduisons également le communiqué du quartier général interarmées iranien Khatam al-Anbiya (Sceau des Prophètes) du 23 septembre, en réponse aux menaces de Trump d’annihiler l’Iran :
« Les déclarations hostiles et les menaces répétées du président américain à l’encontre de l’Iran — accompagnées de l’instrumentalisation de la tribune des Nations unies pour justifier et légitimer l’agression, ainsi que de la création d’un climat d’insécurité et de piraterie à travers le monde — ne sont, avant même d’être confrontées aux réalités du terrain, qu’un instrument de propagande intérieure.
Ces déclarations témoignent de l’impasse stratégique dans laquelle se trouvent les États-Unis dans leur agression contre le peuple iranien.
La répétition d’allégations infondées et de menaces, alors que l’armée américaine est épuisée, ne constitue pas un signe de force ; elle révèle au contraire leur impuissance stratégique.
L’Iran islamique a toujours été un pilier de la sécurité dans la région, notamment pour le commerce libre et international ; tandis que l’Amérique, par sa présence illégitime, illégale et agressive dans la région de l’Asie occidentale (Moyen-Orient), constitue une source de menace, d’insécurité et d’instabilité, et a pris l’économie mondiale en otage afin de compenser ses échecs successifs dans ses actes d’agression contre l’Iran et ses opérations de piraterie maritime.
Les déclarations du président des États-Unis ne modifieront pas le rapport de forces et ne pourront jamais compenser le déclin de la position de ce pays dans le nouvel ordre mondial, ni les défaites humiliantes subies par l’Amérique dans la guerre contre l’Iran et l’Axe de la Résistance.
La réponse des Forces armées de la République islamique d’Iran — capables et puissantes, fortes de l’expérience des huit années de la Défense sacrée [guerre Iran-Irak] ainsi que des deuxième et troisième guerres imposées [guerre des 12 jours contre Israël, guerre des 40 jours contre Trump et Netanyahou] — aux propos absurdes et aux menaces de l’assassin de l’Imam martyr de la Oumma [Ali Khamenei], des enfants innocents et opprimés de l’école Shajarah Tayyibah à Minab et Lamerd, ainsi que de tous les honorables martyrs de la patrie, consiste en une pleine préparation à porter des frappes plus sévères, plus dévastatrices et imprévisibles contre les agresseurs, ainsi que contre les dirigeants de l’Amérique et du régime sioniste.
Si Dieu le veut, Son Excellence le président de la République islamique d’Iran transmettra à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies le message du peuple courageux et des Forces armées héroïques, ainsi que celui de la puissance inébranlable et redoutable de l’Iran, aux oreilles du monde entier. »
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